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 le rp gay

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BLACK BOTTLES . STADE I.
MessageSujet: le rp gay   Sam 17 Mar - 21:58

Rappel du premier message :


musique - Aedan n’est jamais très difficile à trouver - il suffit de fourrer son nez dans les affaires sales et les magouilles de Dedale pour voir sa tignasse rousse sortir du lot, dans cette foule de camé et sales types. Tu le regardes, au loin, dans l’ombre d’une colonne comme tu l’as fait avec Beau le premier soir où vous vous êtes rencontrés.
Tu as la sensation de savoir tout de lui comme tu ne sais rien. Tu connais les teintes noires et rouges de son passé, mais ce qu’il est aujourd’hui est un immense mystère. Cela lui correspond pourtant bien : les camés et les sales types. Il en est un. Il respire le camé. Le sale type.

Tu attends le bon moment. Celui où son visage t’apparaître au loin. Et là clic tu envoies la photo, depuis ton téléphone. Tout sourire, tu attends. Et quelle n’est pas ta satisfaction quand tu le vois virer du repos à la colère !
C’est évidemment le moment où tu rentres en scène tandis que le public retient son souffle. La pièce se plonge dans le noir et tu t’avances tout doucement. Il te voit, t’attrape - sans que cela ne change de ses habitudes, Aedan te traîne dans la poussière avant de te lancer contre le mur le plus proche. C’est au beau milieu des charognards que tu rouvres les yeux. Tous curieux ou excités, tu ne sais pas trop quelle est cette étrange lueur qui brille dans leurs iris.

Sa rage gronde, il veut bien paraître, tu peux le voir. Tu aurais été curieux de le voir face à cette photo tendancieuse seul. Qui aurait-il été ? Aedan, le dévasté ? Le pleurnichard ? L’effrayé ? Ou serait-il juste resté Kaboom le capricieux, le colérique ?

Tu souris, tout doucement. Tu veux faire mine de ne pas savoir de quoi il parle mais c’est bon. Trop bon. Alors tu hausses les épaules et tu dis, te penchant vers lui comme pour lui confier un secret - sans modérer le volume de ta voix :

« Je vends mon cul à ceux qui, contrairement à toi, n’ont pas peur de le prendre. »

Et tu ris, droit dans ses yeux, tu ris. Tu pars reposer ta tête contre le panneau de béton dans ton dos. Autour de vous, les individus semblent perplexes - voire même surpris pour certains.

« Tu peux m’expliquer, maintenant ? »

Dis-tu en feignant ne pas comprendre, un sourire pendu sur les lippes.


masquerade
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BLACK BOTTLES . STADE I.
MessageSujet: Re: le rp gay   Mer 28 Mar - 1:42


musique - Tu n'entends plus que sa voix résonner dans ta tête. Ses mots sont là, enroulent leurs bras autour de toi comme des fantômes. Tu luttes à peine, le visage tendu vers l'arrière, les yeux clos, bercé par l'effervescence de la drogue. Être amoureux, se permettre de rêver d'un idéal, espérer quelque chose de beau et de grand, ne serait-ce pas trop demander, Jude ? Peux-tu simplement te le permettre ? Tu en as toujours douté.
Tu en doutes encore.

Quand ses doigts s'adonnent entièrement à ton propre plaisir, tu soupires, loins de toi les doutes et les questionnements pourtant, jusqu'alors, omniprésents. Pourtant, ta conscience (ou les effets de ton euphorie) n'ont de cesse de te projeter dans un passé qui ne t'appartient pas. Tu vois un homme, de temps à autre, un vieil homme. Puis, le visage d'Aedan revient aussitôt. C'est dans ce méli-mélo de dégoût et d'extase que tu atteins le zénith de la jouissance - ton corps se fait transporter par des spasmes et de ta bouche s'échappent des complaintes coupables, à demi étouffées.

Tu te redresses, accoudé sur le sol, à bout de souffle. L'une de tes mains se posent contre son épaule, épouse ensuite les lignes de son cou avant de finir sa course sur sa mâchoire. L'espace de ces quelques secondes, quelque chose en toi s'absente. Tu ne clignes pas des yeux, et tu ne dis rien non plus. Il s'agit d'un court moment où vous planez.

« Je n'y ai jamais réfléchi. » Avoues-tu en revenant sur la question de ton prince charmant. « Quelqu'un d'honnête. D'affectueux. De gentil. De normal. » Tu ricanes, mais fuis son regard. « Le genre de trucs que je n'ai pas le droit d'avoir. Pas dans cette vie-là. »

Tu regardes ton bas-ventre bafoué par vos péchés. Tu caches le tout en tirant ton pull vers le bas - une chance que tu aies encore conscience que ce n'est pas le meilleur lieu pour continuer votre affaire, le borgne risque de revenir d'une minute à l'autre.
Alors, tu lui attrapes le bras, tantôt pour l'aider à se relever, tantôt pour t'aider à tenir debout.

Beaucoup de choses t'échappent, là, tout de suite. Tu as à peine le temps de penser à formuler des questions.
Pourtant, tu en as.

Pourquoi je dois te haïr ? Dans quel but ? Quelle satisfaction y-a-t-il a ce que je te haïsse du plus profond de mon coeur ?

Mollement mais avec une conviction certaine en guise de contraste, tu le tires à ta suite jusqu'à la prochaine ruelle où tu avais caché ta voiture. Tu l'invites à s'asseoir sur le siège passager tandis que tu te mets au volant, les mains sur ce dernier. Tu ne démarres pas. Tu ris.

« J'ai l'impression de même plus savoir comment démarrer cette foutue bagnole. »

Est-ce réellement nécessaire ?

Tu le regardes, puis, pour la première fois, à la lumière nocturne, tu le trouves beau. « Tu es beau. » Tu l'avoues, finalement. Tu n'as pas réussi à t'en empêcher. « Ce n'est pas que je me sens vivant avec toi. » Tu humidifies tes lèvres. « C'est juste que je n'ai plus à faire semblant. »

Sans crier garde, tu enjambes le frein à main et l'accoudoir pour venir chevaucher ses cuisses. De tout ton corps tu te loves contre lui, appuies contre ses points les plus vulnérables avec ton bas ventre tandis que tes lèvres viennent à la rencontre des siennes une nouvelle fois. Tes doigts glissent sous son jean, touchent son entrejambe, l'attrapent plus fermement.

Tu t'arrêtes encore. Soudainement.

« Pourquoi je dois te haïr plutôt que t'aimer ? »


masquerade
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CRAZY DOGS ; STADE V.
MessageSujet: Re: le rp gay   Mer 28 Mar - 2:51



behind the mask
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« Tu es beau. » Le dessin de ta moquerie n’avait alors pas quitté tes lèvres, depuis ton repère jusqu’au bar, depuis la ruelle jusqu’à la voiture - à ces paroles précises, il fond comme neige au soleil. Sans un battement de cil - muet ; parler te semble soudain aussi difficile que tisser une logique à tes pensées. En a t-il conscience ? De l’étrange gentillesse dont il vient de te faire cadeau ?

Le masque de Kaboom tombe.

Personne ne t’a jamais trouvé beau. « Tu es laid à l’intérieur et appétissant à l’extérieur. C’est ainsi que sont faits les monstres. » C’est ainsi que Méchant Loup était et c’est ainsi, a t-il dit, que tu es.

Lové tout contre toi - les mains baladeuses et les yeux percents ; tu devrais le dévorer, engloutir chaque livre de chair qu’il laisse impunément à ta garde. Or, en dépit de la drogue, de la violence, de la douleur - c’est un cocon surréaliste, oscillant entre sérénité et angoisse, qui vous enveloppe.

Tes soupires s’écrasent sur son visage - ton bassin bouge sans que tu n’y puisses rien - le feu dévorant qui court sous ton ventre, entre tes reins et jusqu’au creux de ta gorge a quelque chose de différent - une nécessité quasi vital, un besoin désespéré. 

Pourquoi tiens-tu tant à sa haine, pourquoi tiens-tu tant à son désamour ? « Je ne mérite pas d’être aimé. » Je veux mourir. Je vous souffrir. ; tu murmures tandis que ta bouche s’échoue sur l’une de ses épaules - tes crocs s'y plantent.

Toutes les vies que tu as volé - maudites - brisées. Il faut que tu payes. Tous ces souvenirs qui te hantent - cruels - accablants. Il faut que tu t’en défasses.

Ta poitrine est lourde - jamais elle ne l’avait été à ce point - c’est si perturbant, si soudain. « Pourtant je… » - tes doigts qui serpentent l’échine de son dos - si tiède, si douce, si rassurante - « Je ne suis plus sûr de ce que je veux quand je suis avec toi. » - impossible de demeurer silencieux, tes pensées t’échappent - « T’inciter à me haïr… » - ce besoin désespéré qui hurle - que tu étouffes par un baiser, que tu éclates contre sa langue - « Ou avoir peur que tu le fasses et te perdre. »

Depuis que tu l’as rencontré - c’est une prise de conscience que tu expérimentes pour la première fois - tu as changé. Il a réveillé tes démons, oui, mais aussi l’enfant qui pleure. C’est une lutte permanente entre eux - le souhait de se laver de ses fautes, l’orgueil d’en commettre plus encore.

Non sans délicatesse, tu retires son haut - apposes ton nez sur son torse et en inspires lentement l’odeur. Tes iris coulent, détaillant avec une avide curiosité les aspérités de sa peau ; ses grains de beauté, ses cicatrices, sa blancheur… A Les reliefs légèrement boursouflés - tu les embrasses, l’amertume aux bords des dents. « Je suis désolé. » - tu souffles.

« Quelqu'un d'honnête. D'affectueux. De gentil. De normal. » Tes paupières s’abaissent - doucement, tu le repousses - le contemples. « J’ai envie de toi Jude. »  - tu n’as pas idée à quel point - « Mais je ne veux pas te baiser. » - Méchant Loup te baisait - même si cela serait différent, cela ne resterait qu’un acte encouragé par des pulsions sans sentiments, un acte dans le vide - ce vide-ci, tu ne veux pas vous l’infliger.

Des sentiments - ce doit être ces graines-ci qu’il a planté dans ta poitrine pour qu’elle soit si lourde ; elles commencent à germer - c’est effrayant.

« Lorsque tu étais infirmier, tu sauvais des vies. Tu pouvais deviner lorsque l’une d’elles allait s’éteindre ou se gâcher… Crois-tu que les nôtres ne peuvent plus être soignées ? » - et c’est avec tendresse que tu l’enlaces à nouveau, nichant ton visage dans sa blondeur - l’enfant qui pleure a gagné ce soir.
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BLACK BOTTLES . STADE I.
MessageSujet: Re: le rp gay   Mer 28 Mar - 22:59


musique - C'est étrange.
Tu as envie d'y croire et, d'un autre côté, tu espères que ce n'est qu'une bonne blague sous l'influence de l'alcool.

Aedan te regarde avec cet air qu'on ne donne que dans les films romantiques, t'accordes des discours trop doux pour venir de lui, s'adonne à des caresses dénuées de violences. Plus fou encore : il s'excuse. Toi, tu déglutis, la douleur fantôme de ton ventre ressurgi aussitôt comme un rappel à l'ordre : n'y crois pas, Jude. Ce sont des mensonges. C'est juste la drogue... Juste la drogue... Lui qui fut si fier d'observer cette lettre sur ton buste s'en repend par des mots et des baisers. Est-ce un rêve, un cauchemar ? Je ne veux pas te baiser. Alors quoi ?

Il se love contre toi, son souffle brûlant te réchauffe le dessus du crâne, puis te questionne - demande un diagnostic. Pouvez-vous être sauvés de vos péchés ? Libérez de vos vices ? Ton regard s'attriste.

« Si c'était possible, je le serais depuis bien longtemps... »

Avoues-tu dans un murmure.

« Je n'aime pas qui je suis. Ce que j'ai fait... Non, ce que je fais. » Tu enfouis ton nez dans le creux de son cou, enroules tes bras autour de ses épaules dans un instant de répit. « J'aimerais changer. C'est juste comme si... » Tu hésites. « Je ne sais pas... Comme si je n'avais pas beaucoup d'émotions dans le fond. » Puis tu pouffes de rire, doucement. « C'est ce qu'on appelle être sociopathe, après tout. »

Tu recules un peu, épousant la naissance de ses lèvres. Ton souffle se mêle au sien à nouveau, tes yeux, eux, ne parviennent pas à se détacher de sa bouche.

« Pourquoi tu estimes ne pas avoir le droit d'être aimé, Aedan ? Ton seul véritable crime est d'être né différent... »


masquerade
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CRAZY DOGS ; STADE V.
MessageSujet: Re: le rp gay   Mer 28 Mar - 23:43



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C’est si doux, d’être la moitié d’une étreinte - d’être à deux pour être unis.
Tu te demandes si le surréalisme de ce moment est unique, s’il n’aura plus jamais la chance de se reproduire.
Cette idée t’attriste.

« Je trouve ton panel d’émotions fantastique. » - tes lippes s’étirent, malignes - « Ne te dévalorises pas tant. » - difficile d’admettre que le terme sociopathe est en effet ce qui le caractérise ; « Pourquoi t’es-tu mis à tuer ? Qu’est-ce qui t’a fait renoncer à ton serment de soigneur de vie ? » - toi et ta curiosité face au plus grand mystère l'entourant.

Ses baisers et sa chaleur te bercent - doucement, une mer de sérénité te noie - prend le dessus sur ton euphorie factice. Tu te sens le coeur d’un enfant - c’est bizarre, si bizarre. « Ceux que j’ai aimé ont souffert, ceux qui m’ont aimé ont souffert. » - tu dis, très simplement - le regard un soupçon morose - « Ce sentiment ne veut pas de moi. » - tu ris à mi-voix.  

Plus tu y penses, plus la morosité de ton regard s’amplifie. « Je ne voulais plus de lui non plus. » - tes doigts se baladent aux racines de ses cheveux, à l’orée de sa nuque - sans que vos yeux ne se quittent - « Lorsque ma soeur s’est suicidée, j’ai eu si mal que je me suis juré de ne plus jamais aimer. » - un léger soupire suivit d’un énième baiser, néanmoins plus brûlant - ses lèvres valent tout l’or du monde - « Mais… »

Mais ?

Un instant de flottement, la durée minime de ta réflexion - la sincérité que tu illustres au mieux sous tes cils - « Je crois que j’ai envie d’essayer à nouveau. » - tu encercles son visage entre tes mains, ses joues sont fraîches, c’est agréable - « Je suis idiot… » - délicatement tu inclines sa tête sur le côté de sorte d’avoir à portée de bouche ce coin si secret, si parfumé et précieux formé par l’ombre de son oreille et le haut de son cou - « Jude… Qu’est-ce que tu m’as fait ? »

Il y a tellement de contradictions chez toi, Aedan, tellement de désirs différents. Il serait temps que tu fasses le tri - que tu remettes en questions certaines choses…

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