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 le rp gay

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BLACK BOTTLES . STADE I.
MessageSujet: le rp gay   Sam 17 Mar - 21:58


musique - Aedan n’est jamais très difficile à trouver - il suffit de fourrer son nez dans les affaires sales et les magouilles de Dedale pour voir sa tignasse rousse sortir du lot, dans cette foule de camé et sales types. Tu le regardes, au loin, dans l’ombre d’une colonne comme tu l’as fait avec Beau le premier soir où vous vous êtes rencontrés.
Tu as la sensation de savoir tout de lui comme tu ne sais rien. Tu connais les teintes noires et rouges de son passé, mais ce qu’il est aujourd’hui est un immense mystère. Cela lui correspond pourtant bien : les camés et les sales types. Il en est un. Il respire le camé. Le sale type.

Tu attends le bon moment. Celui où son visage t’apparaître au loin. Et là clic tu envoies la photo, depuis ton téléphone. Tout sourire, tu attends. Et quelle n’est pas ta satisfaction quand tu le vois virer du repos à la colère !
C’est évidemment le moment où tu rentres en scène tandis que le public retient son souffle. La pièce se plonge dans le noir et tu t’avances tout doucement. Il te voit, t’attrape - sans que cela ne change de ses habitudes, Aedan te traîne dans la poussière avant de te lancer contre le mur le plus proche. C’est au beau milieu des charognards que tu rouvres les yeux. Tous curieux ou excités, tu ne sais pas trop quelle est cette étrange lueur qui brille dans leurs iris.

Sa rage gronde, il veut bien paraître, tu peux le voir. Tu aurais été curieux de le voir face à cette photo tendancieuse seul. Qui aurait-il été ? Aedan, le dévasté ? Le pleurnichard ? L’effrayé ? Ou serait-il juste resté Kaboom le capricieux, le colérique ?

Tu souris, tout doucement. Tu veux faire mine de ne pas savoir de quoi il parle mais c’est bon. Trop bon. Alors tu hausses les épaules et tu dis, te penchant vers lui comme pour lui confier un secret - sans modérer le volume de ta voix :

« Je vends mon cul à ceux qui, contrairement à toi, n’ont pas peur de le prendre. »

Et tu ris, droit dans ses yeux, tu ris. Tu pars reposer ta tête contre le panneau de béton dans ton dos. Autour de vous, les individus semblent perplexes - voire même surpris pour certains.

« Tu peux m’expliquer, maintenant ? »

Dis-tu en feignant ne pas comprendre, un sourire pendu sur les lippes.


masquerade
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CRAZY DOGS ; STADE V.
MessageSujet: Re: le rp gay   Sam 17 Mar - 22:46



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Sa désinvolture, son sourire amusé - le déni total de sa farce diabolique, méthodique. Jude, l’artiste de la provocation - il en manie que trop bien les ficelles - cela te plaît. D’ordinaire, oui, cela te plaît. Si vous aviez été seuls, il y auraient ta jalousie, ta colère, évidement, mais aussi ton amusement, ta fièvre d’étirer l’affrontement, d’étirer les attirances. Or, vous n’êtes pas seuls.


Ils vous regardent - ils écoutent, ils attendent. Seul Zed semble imperceptiblement en retrait - contemplatif et silencieux comme à son habitude. « Oh, tu veux un résumé ? » - tu le redresses par son col, le forces à s’asseoir sur une chaise - « Tu aimes m’emmerder ? » - ton pied qui se cales sur son abdomen - « J’aime réprimander. » - tu te penches, souris, tapotes sa joue - « Seulement, je me sens d’humeur fainéante. » - un claquement de doigt en leur direction - Qian, Benny et Hank se rapprochent - « Pas comme eux. » - tu ris, mauvais - « Mes amis ! » - tu encercles leurs épaules - « Amusez-vous ! »

L’excitation et l’adrénaline bien trop importantes pour qu’ils hésitent, les trois désignés bourreaux s'exécutent. L'un éteint son mégot sur sa cuisse - l'odeur du tissu et de la peau brûlés semble lui plaire ; l'autre cherche dans ses côtes un moyen d'assouplir ses poings - le dernier préfère tourner en cercle autour de lui comme un vautour, guettant le bon moment pour frapper.

Toi, verre de rhum en main, installé dans le cuir d’un fauteuil - tu observes. Pas une miette ne t'échappe - pas une grimace de douleur, pas un éclat de ses yeux.

« Kaboom. » - Zed, penché à ton oreille - « Qui est ce type pour toi ? » - l’inflexion calme et sage de sa voix t’arrache un soupire - « Personne. » - il se redresse, te toise - « Vraiment ? »

Le manège s’en va prendre une direction plus dangereuse - Zed n’est pas un tendre, encore moins un idiot. Il écarte les trois autres - dos à lui, tires sur sa tignasse blonde - « Ne mens pas. » - un autre claquement de doigts, plus sec, plus impératif ; ils sortent tous, ne restent que vous trois.

« Je ne mens pas. » - un rictus sombre fend soudain son visage - « J’ai souvenir que les types qui t’emmerdent, tu ne joues pas avec, tu les tues. » - doucement, tu termines ton verre - « Une faiblesse de chair et de sang n’est jamais bonne, mon ami. » - lentement, tu t’en sers un autre - « J’ai dis, je ne mens pas. »

Zed resserre sa poigne - par un coup sec, Jude se retrouve une seconde fois à terre. « Soit. » - il déboucle sa ceinture, s’en serre pour l'étrangler à demi et paradoxalement le maîtriser - « C’est donc juste une pute. » - défait sa braguette, le plaque ventre au bitume - « Tu ne vois aucun inconvénient à ce que j’en profite du coup ? » - retire son jean et le sien.

Zed nest pas un tendre, encore moins un idiot. Zed n’est pas non plus un faible, encore moins un fragile. S’il est à peine moins fort que toi, il n’en reste pas moins plus grand, plus agile. Jude a peu de chance de s'en défaire.

Toi, verre de rhum en main, installé dans le cuir d’un fauteuil - tu réfléchis. D’une certaine manière, cette punition serait efficace - odieuse, terrible, mais efficace. D’un autre côté, qu’on le touche ainsi, ça t’emmerde. En fait, très honnêtement, cela t'est insupportable.

Aedan n’est peut-être pas totalement endormi tout compte fait.

« Aucun. » - tu réponds, laconique, avant de briser la bouteille de rhum et d’en faire glisser le culot édenté jusqu’à Jude - « Mais j’aime quand l’échange est équitable. » - genre.



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BLACK BOTTLES . STADE I.
MessageSujet: Re: le rp gay   Sam 17 Mar - 23:47


musique - Sans une once d’hésitation, il assigne ses assistants au sale travail - qui se résume très simplement à te faire regretter ton petit jeu mesquin. Assis sur une chaise mais pas pour bien longtemps, tu te fais envoyer au sol, le pantalon défait et le ventre plaqué contre le bitume. Un frisson de dégoût loge ton échine pendant de longues secondes tandis que le poids de ce type t’empêche de bouger comme tu le voudrais. Tu fronces les sourcils. Tu ne sais pas encore comment gérer la force qui allait de paire avec ta transformation, mais tu la soupçonnes encore légèrement endormie quand tu essayes de te tirer de là. Tu parviens à soulever le poids au-dessus de toi pendant quelques lourdes secondes avant de capituler.

Aedan abandonne le culot brisé d’une bouteille en guise d’aide, espérant sans doute que cela lui permettra de dormir sur ses deux oreilles cette nuit. Mais tu n’as pas envie de l’utiliser - pas tout de suite.
Si tu n’es pas bien fort, il y a une chose pour laquelle tu es doué : le chantage, et surtout, les menaces.

« Tu aimes réprimander comme ton bon vieux père, Kaboom ? » Tu ricanes. « Tu connais le dicton… Tel père, tel fils… »

Après avoir soufflé, tu sens une pression plus fort exercée sur le bas de ton dos. Tu lâches un râle avant d’ajouter, regardant en direction du loup.

« Qu’est-ce que tu disais, à ma place ? »

Tu dis, à mi-voix, de façon à ce que seulement Aedan puisse lire sur tes lèvres. Alors, tout à coup, tu sors le grand jeu : tu te mets à gigoter dans tous les sens, hurlant à plein poumons :

« ARRÊTE ! ARRÊTE !! LAISSE-MOI PARTIR !! »

Tu exploses de rire, ta joue retombe sur le bitume et tu offres un regard presque attendri au chef. « Ou tu te taisais, plutôt ? En attendant que ça passe… »



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CRAZY DOGS ; STADE V.
MessageSujet: Re: le rp gay   Dim 18 Mar - 0:33



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Tu devais t’y attendre.
Pourquoi ne souris-tu pas ?
N’était-ce pas ce que tu voulais ?
Tu devais t’y attendre.

Les chairs s’ouvrent - adipeuses et tièdes - quelques filaments dégueulent de la brèche - la coulée de sang, d’abord projetée, ensuite coulée ; la vapeur de la vie qui s’éteint, le parfum de fer - le tintement de la lame qui tombe sur le béton - Zed s’écroule, sa gorge fendue désarticulant une unique et dernière plainte. Aussi rouge que le sol, Jude.

A aucun autre ton passé n’a le droit de faire écho, n’a le droit d’être connu.

Dommage, Zed t'était très utile.

L’imperceptible instant où l’éclair a frappé - et te revoilà exactement dans la même position. Assis, dans ce fauteuil au cuir vieilli. Tu le fixes, impassible, silencieux - le marbre peut t’envier, au moins autant que le feu - tes iris flamboient. « S’il te plaît papa, je t’en supplie. » - ta voix, sans saveur, sans couleur - « Je t’en supplie arrête. » - sans émotion. « Tu me fais mal. » - sans humanité.

Il t’a touché - et tu as sublimé son vilain petit tour.

Masochiste.

Plus le temps passe, plus tu deviens fou.

Et tandis que tu cales une cigarette au coin de ta bouche - le masque de Kaboom qui t’a, jusqu’à cette dernière minute même, si bien protégé, s’en retourne dans ton coffre à illusions.

« La haine est le don le mieux partagé m’a t-il dit un jour. » - la naissance d’un sourire indéchiffrable - « Il t’aurait adoré. » - le grésillement de la luciole rouge à chacune de tes inspirations - « Il t’aurait baisé avec tant de passion. » - le rire, léger et doux - « Tant de vigueur. » - mauvais et froid - « Moi, j’en suis incapable. Tu avais raison. » - Je vends mon cul à ceux qui, contrairement à toi, n’ont pas peur de le prendre.

Tu cales ta tête sur le rebord du dossier, contemples le plafond et les volutes de fumée qui s’y écrasent - « Dis-moi Jude, cela en valait-il la peine ? » - tu jettes le mégot sur le cadavre - « Embrasser Valéry ? » - ta contemplation s’éternise - « J’admire ta perfidie mais… » - l’inflexion moqueuse - « Valéry… » - ta contemplation s’arrête, tu le regardes - « Je devrais te tuer. » - tu écartes grand les bras - ton sourire qui s’édente - « Mais viens plutôt me transmettre ta haine. » - tel père, tel fils, mh ? ; exception faite du viol, oh oui, tel père, tel fils - et il va comprendre à quel point cette expression s’avère exacte.



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BLACK BOTTLES . STADE I.
MessageSujet: Re: le rp gay   Dim 18 Mar - 0:56


musique - En un quart de seconde, tu flottes à nouveau dans une mare de sang. La masse dans ton dos s’effondre et tu fais nez à nez avec son visage pétrifié par la surprise. Sa gorge se vide tandis que le liquide rougeâtre vient épouser ta joue contre le sol, rentre dans le blanc de tes yeux. La faim se réveille, à nouveau, et te voilà sous le joug de ton ventre. Pendant que tu lorgnes le cadavre, la voix d’un petit garçon fait écho à celle d’Aedan. Des supplices, des peines, des complaintes. Des arrête à n’en plus finir. Tu as voulu jouer, Jude. Et tu as gagné, pour l’instant. Tu ne peux pas t’en sentir plus satisfait.

Il dit qu’il devrait te tuer et cela est sans doute - sans doute la meilleure des solutions. Et tandis qu’il t’ouvre ses bras, tu te lèves, doucement. Il appelle ta haine, sans relâche. D’un pas certain, tu t’approches, te plantes devant lui. Ta moitié couverte de sang, le bout de ta main droite dégoulinante.

Puis, le coup part : tu le gifles sans hésiter.

« Arrête de prétendre. »

Tu fronces les sourcils, dis plus fort :

« Arrête de mentir. »

Tu l’as vu, de tes propres yeux, s’abandonner aux fantômes du passé, ouvrir une brèche vers son coeur, seulement pour toi. Et chaque jour, c’est comme si cette brèche se refermait - ta frustration n’en est que plus grande.
Tes mains glissent le long de tes cuisses et se stoppent à tes genoux. De là, tu t’accroupis un peu pour le regarder droit dans les yeux.

« Serais-tu jaloux, mon petit loup ? » Ricanements. « Devrais-je te dire combien j’ai dévoré ses lèvres et sa langue ce soir-là ? Pour un premier baiser, tu n’avais pas choisi le pire partenaire. » Tu saisis sa mâchoire entre ton pouce et ton index pour l’obliger à te faire face, un peu plus. « Il n’avait pourtant de cesse de beugler Aedan, Aedan mais, qui sait… La prochaine fois que tu le verras, il n’aura peut-être que mon nom à la bouche. »

Silence.

« À moins que je l’ai déjà tué, par inadvertance… Oops. »



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CRAZY DOGS ; STADE V.
MessageSujet: Re: le rp gay   Dim 18 Mar - 1:54



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La douleur de sa gifle - le plaisir coupable de le voir te provoquer, encore, toujours, inlassablement - la joie de le sentir tantôt frustré, tantôt satisfait. À ton bon vouloir de lui livrer ton visage, le vrai, ou ton masque, le faux.

« Tu ne l’as pas tué. » - tu dégages ta mâchoire de son emprise, te masses ta joue encore endolorie - « Tu ne signes pas tes mauvais tours de cette façon, contrairement à moi. » - tu te lèves nonchalamment, les épaules relâchées et le pas souple en direction de la table - « Tu aimerais que je sois jaloux ? » - l’esquisse de ton sourire de beau diable tandis que tu sors un pochon de cocaïne de ta poche - « Comme tu t’ennuierais si je n’étais pas là pour alimenter ton feu. » - le velours de ton rire tandis que tu inspires quelques traces.

En général, tu ne te drogues pas - non, nuance, Aedan ne se drogue pas. Kaboom, lui : sans cesse. Que tu sniffes ne peut signifier qu’une chose : le masque se remet en place, petit à petit - pour mieux disparaitre au moment opportun. Éternelles montagnes russes - épuisantes mais néanmoins jouissives.

« Come to daddy. » - murmures acides, engorgé de cette énergie de substitution qui court à travers tes veines - ton pied qui s’écrase sur son torse - « Jamais tu ne dois embrasser un autre que papa. » - ton rire qui troque son velours pour de l’ivresse ; tes mains en étaux sur son cou - « Papa se mettrait très en colère, Aedan, s’il apprenait que ta langue a été souillée. » - il te veut à l’égal d’un livre ouvert ? - tu lui offres mieux, tu lui offres ton rôle - « Tu ne veux pas que papa te mette la muselière ? N’est-ce pas ? » - ton genou qui épouse son ventre.

Puis, le souffle haletant, tu recules - tes yeux ne le quittent pas - électrique, extatique, galvanisé ; « Voilà ce qui arrive quand papa est jaloux. » - voilà ce qui arrive quand tu es jaloux ; ensuite tu applaudis, t’inclines en une révérence étriquée - « Ni mensonge, ni prétention. C’était une authentique démonstration d’amour paternel. » - menteur, prétentieux ; Kaboom ne t’a pas quitté une seule seconde.

Une énième cigarette se coince à ta bouche - tes putains chéries, les seules que tu violes sans difficulté - une énième lampée de rhum dévale ton palais - ton proxénète adoré, le seul que tu payes sans regret. Des borborygmes ineptes s’échappent alors d’entre tes dents - tu gargarises - on croirait entendre un noyé - « C’est le bruit que ta maman a dû faire en crevant. » - tu avales, fronces les sourcils avec un sérieux tronqué - « C’est très laid. Pire. C’est ridicule. »

Ce n’est pas tant le souhait de le provoquer qui t’amine, non - la provocation reste son domaine ; disons plutôt que c’est ce plaisir coupable cité plutôt, ce plaisir de jouer sur la corde raide.

Continue de me transmettre ta haine, si tu fuis je te brise les os.
Continue de me transmettre ta haine, si tu arrêtes je te mange la peau.

Le fil tendu entre vos regards. « Jude, viens alimenter le mien. » - de feu.



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BLACK BOTTLES . STADE I.
MessageSujet: Re: le rp gay   Jeu 22 Mar - 21:46


musique - De la même manière que toi quelques jours plus tôt, Aedan te fait découvrir les saveurs de son enfance - un dérangeant mélange de salive et de sang. Il te rue de coup en prenant la peau de son propre bourreau, de ses mains te caresse et t’abat au sol tandis que ses mots sont comme des couteaux contre la gorge. Sans pourtant pouvoir y voir le visage de G, tu en devines les traits.
Pour cacher sa jalousie, il se cache derrière des discours d’autrefois. Tu as eu ta réponse dans une mimique du passé - ta satisfaction demeure muette.

Ses lèvres se sont alors ruées sur le culot de la bouteille et dans une descente bruyante, il fait des allusions à ta propre tragédie. Il s’en moque, sans une once de honte, te renvoie la balle encore plus fort car c’est comme ça que ce vilain jeu se déroule depuis le commencement. Tu n’aurais jamais soupçonné quelqu’un capable de transformer tes confidences en mauvaises blagues - à tel point que tu ne réponds plus de toi-même.

C’est sans un mot que tu te rues à sa gorge, le renverses au sol, balayes son visage de tes poings, laisses parler cette bête qui te ronge, tes doigts viennent s’enrouler comme un serpent autour de son cou, et ton pouce presse sa jugulaire. Dans tes yeux, il n’y a plus rien - même plus le mensonge de cette curiosité qui prenait forme dans vos nuits presque paisibles.
Au moment où son visage change de couleur, tu t’adonnes à des envies plus salissantes - tu saisis la bouteille, la brise, et tu brandis le culot tailladé vers le haut.

Puis tout s’arrête. Sa poitrine rebondit, ton souffle se mêle de chaud et de froid et tes yeux le veulent mais ton corps le refuse. Te voilà figé, comme un marbre, à cheval sur ta proie, mais les griffes encore trop fragiles et ton geste incertain.

Tu abandonnes.

« Ne parle plus jamais d’elle comme ça. »

En te redressant, tu lui assignes un dernier coup dans les côtes.

« Jamais. »

Affirmes-tu.

« Sinon je me chargerai de te faire subir une morte laide et ridicule. »


masquerade
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CRAZY DOGS ; STADE V.
MessageSujet: Re: le rp gay   Jeu 22 Mar - 23:00



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C’est jouissif, non explosif - la douleur, sa rage, ses coups - et toi tu ris, tu ris à en perdre haleine. C’est bon, c’est trop bon - mieux que le sexe, mieux que l’alcool, mieux que la drogue, mieux qu’un meurtre - une extase unique, un ressenti diabolique.

Or il a vacillé, il a hésité - l’éphémère s’est pointée. Il aurait pu te défigurer, réduire en lambeaux ce qu’il n’a pas déjà fait rougir de ses poings - mais non. Comme un tic-tac d’horloge cassée, il s’est suspendu, s’est perdu dans tes yeux et t’a finalement abandonné. Plus de sourire, plus d’exaltation - non - ton visage se ferme.

Sa haine ne devrait pas faiblir, sa haine ne doit pas faiblir.

« Tu as le droit de m’humilier avec mon père, je n’ai pas le droit de t’humilier avec ta mère. » - tu dis, aussi mauvais que moqueur. « Jude, vilain petit égoïste. » - tu te relèves, essuies le sang recouvrant tes mâchoires et ton menton d’un revers de manche. Puis, instinctivement, tu te plies à demi - la douleur piquant tes côtes est vive.

C’est qu’il est plein de surprises l’agneau…

« Mh, je dois tout de même avouer… » - lentement tu le repousses, pas après pas, dos au mur le plus proche - « … Avoir été très excité. La violence te sied à merveille. » - ton souffle contre sa nuque, tes doigts affleurant ses hanches - « Serais-tu jaloux, toi ? » - l’infime vide séparant vos bassins, l’imperceptible fourmillement au sein du tiens - « Si j'embrassais quelqu'un d'autre ? »

Serais-tu triste, toi ? - Si je cessais de t'accorder de l'importance ?

L’arrêt. Ombres aussi vie emmêlées, ombres aussi vites séparées. Le masque de Kaboom qui ne veut pas tomber. Les apparences qui ne veulent pas se déshabiller.

Tu glousses, assit nonchalamment sur la table - un énième verre de whisky, une énième cigarette. Les bruits du marché qui ne discontinuent pas - les effluves de nourriture et d’alcool qui ne s’estompent pas ; elle est loin, la préciosité de cette intimité partagée dans la cale d’un bateau poisseux.

« Que dirais-tu d’un autre petit jeu ? » - tes dents qui luisent - « Une proie pour deux. On la choisit, on la traque - le premier à la tuer réclame ce qu’il veut au perdant. » - oh dis oui, ne laisse pas se terminer ainsi la nuit, elle commence à peine.

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BLACK BOTTLES . STADE I.
MessageSujet: Re: le rp gay   Sam 24 Mar - 16:09


musique - Serais-tu jaloux, Jude ? Si ses lèvres venaient en épouser d’autres, si ses yeux n’avaient que d’intérêt pour la silhouette d’un autre, si ses doigts touchaient les courbes d’un autre ? Ton regard fuit, sans que tu ne puisses l’expliquer. « Non. » Réponds-tu, machinalement. Mais le penses-tu ? Tu n’arrives pas à mettre tes idées au clair, toutes perdues dans les zones d’ombre de ton coeur.

Tandis que tu remets correctement ton jean, Aedan t’invite à un nouveau drôle de jeu. Au loin, des grands gaillards qui discutent au détour d’un feu, armés ou non, mais des bras plus gros que les tiens, des yeux plus assassins et le pas décidé. Une proie pour deux et un dernier gage. Tu déglutis - tu n’as tué qu’une fois de tes propres mains et encore aujourd’hui, l’hésitation te scelle les mains. Mais il le faut.
Il le faudra.

Tu hoches la tête dans un soupir à moitié agacé tandis que tu pars errer dans les alentours après lui avoir pointé du doigt la cible : un simple passant. Tu le suis, dans l’ombre, te soucies peu de ce que fait le loup de son côté.
La proie s’affole, te remarque, court. Merde.

Tu te concentres. Tu fermes les yeux, tu respires. Tu visualises, du mieux que tu le peux.
Les vampires sont capables de bien plus de chose que de boire du sang et se contenter d’une vie immortelle. Ils volent, aussi.

Tes pieds se décrochent du sol, maladroitement. Tu manques de te ramasser la figure et il te faut quelques secondes pour garder ton équilibre. C’est incroyable. Mais tu n’as pas le temps d’apprécier le moment, Jude.

Tu t’élances à la poursuite du type quelques mètres plus haut et tout se passe très vite : tu chutes sur ses épaules, tu lui brises le cou volontairement. Ta réception est maladroite, tu roules sur le côté en l’emportant avec toi. Son corps n’est plus rien qu’un pantin avec la gorge tordue.

Le souffle court, tu le fixes. Tu as tué. Tu as tué. Ce n’était ni de la défense, ni de la manipulation. C’était l’oeuvre de tes mains, des tiennes, de ta volonté.

Aedan arrive à peine trois secondes après. Tu as gagné, et un sourire creuse tes lèvres. Bien loin d’un sourire moqueur ou satisfait, c’est un sourire presque enfantin, presque d’heureux. Tu te relèves, époussettes tes vêtements avant de reprendre le bas vers ton adversaire.

« Suis-moi. »

Tu l’invites à l’intérieur de l’usine à nouveau, dans un espace à l’abri des regards - il y a encore ce drôle de piano sur lequel Beau avait joué de jolis notes un soir. Accroché à une poutre au-dessus de l’instrument, un cable pend. Tu escalades, te penches un peu au-delà du piano pour attraper la corde d’infortune pour y faire un noeud solide - le seul genre de noeud que tu connais par coeur.

Tu sautes du piano. Te plantes là.
Le regardes.

Et enfin, tu dis :

« Pends-toi. Maintenant. »


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CRAZY DOGS ; STADE V.
MessageSujet: Re: le rp gay   Sam 24 Mar - 19:16



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Il a été plus rapide - tu as perdu. Or, aucune amertume, aucune déception - évidemment que non ; il a tué, il a tué de ses mains ; tel était l’intérêt réel de cette première partie.

« Pends-toi. Maintenant. » Le temps d’un de tes sourires à énigme, le temps que vos regards échangent un silence. Tu te hisses souplement sur le piano, passes le câble autour de ton cou - ton sourire qui s’étire, qui s’étire. Un pas, deux pas, la chute, le vide.

Ce n’est pas tant ta gorge dont les veines gonflent, ce n’est pas tant les secousses instinctifs de ta survie ; tu ne saurais dire ce qui rend cette douleur si étrange, si supportable et si fascinante à la fois - peut-être ses yeux, qui ne quittent pas les balancement à deux teintes de ton corps et de ton ombre…

Tu pourrais presque te laisser lentement couler vers les limbes, tu pourrais presque accepter d’y sombrer - ce serait doux, facile et reposant. Non. Il te tuera, bien sûr, mais tu choisiras de quelle manière.

Oh et puis, soyons fairplay - il n’a pas précisé « jusqu’à l’agonie finale » …

Une inspiration profonde - tes iris se fendent, ton dos se cambre, ta gueule s’ouvre béante - l’homme devient le loup, le loup t’alloue sa force et d’un revers de griffes, tu tranches ta potence. Le piano geint sous ton poids et tes os pleurent la mutation que tu refuses d’embrasser pleinement.

Cette douleur-ci est vorace, brutale - rares sont les fois où tu ne te transformes qu’à moitié - où tu chasses le loup à peine arrivé.

Quelques minutes, le temps de reprendre ton contrôle, de reprendre tes esprits mais pas de reprendre ton calme - oh non - frôler la mort ne t’aura jamais rendu aussi brûlant de vie ; tu cherches sa hauteur, reposes ton front contre le sien, noies sa bouche sous ton souffle extatique.

« Le jeu n’est pas terminé. » - des spasmes indicibles aboient au sein de ton ventre - « J’exige une seconde partie. » - tu crèves d’envie d’enflammer jusqu’à la plus petite parcelle de sa peau, tu crèves d’envie de l’entendre gémir sur tes lèvres - « Le premier qui attrape la proie gagne mais, nouvelle règle, on la tue ensemble. »

L’abîme qui s’engouffre entre vous lorsque tu t’écartes cruellement pour mieux te diriger vers le brouhaha du marché une cinquantaine de mètres plus loin.

Quelque chose gronde en toi, quelque chose de noir, de fiévreux et d’obscène - Jude a réveillé ton démon.
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BLACK BOTTLES . STADE I.
MessageSujet: Re: le rp gay   Sam 24 Mar - 19:36


musique - La délectation du moment est bien trop court - ton sourire décide de prendre retraite. Son corps change dans l’ombre de la pièce tandis que le cable ploie sous ses griffes. Il souffle contre tes lèvres, son front écrasé contre le tien, il te propose une nouvelle partie.

Aedan, mauvais joueur.
Tu as un mouvement de recul - cette apparence à mi chemin entre l’homme et la bête te repousse sincèrement (ou est-ce seulement parce que les mauvais souvenirs de ton premier meurtre à l’arme ressurgissent dès que tu fais face à une autre Bête du Gévaudan ?)
Il t’attend, t’invite, sombre dans l’obscurité de l’usine. Tu hausses un sourcil.

« Non. »

Soupires-tu, las.

« Joue seul. J’en ai fini pour ce soir. »

Tu fronces les sourcils et tournes les talons - aurais-tu peur de tuer encore ce soir, Jude ?


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CRAZY DOGS ; STADE V.
MessageSujet: Re: le rp gay   Sam 24 Mar - 20:17



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Jude, petit peureux.

Cela se passera tel que le souhaites, n’en déplaise à sa lâcheté ou à sa lassitude. Si tu n’as plus les traits d’un loup, tu en as l’énergie et l’audace. Ainsi, tu l’attrapes par le bras droit et l’entraînes à ta suite - qu’il essaye seulement de se débattre et tu lui feras ouïr le doux son du brisement de ses os.

La foule est dense - seules les lumières des lampadaires, des neons et des lucioles de cigarettes demeurent. Tes yeux balayent les visages, les murs, les échoppes - enfin tu la distingues : la taverne ambulante de Gigs. Une genre de maisonette au bois pourri montable et démontable à souhait. S’y amassent, sur le pallier, des soulards et des putes.

Sur le commun accord d’un bref signe de la tête, Gigs vous laissent entrer - vous déambulez entre les recoins et les pièces jusqu’à terminer dans l’une d’elles - large, plafond bas et sol humide.

Au centre, deux hommes s’entretuant - autour, d’autres hurlant, brandissant leur argent ou encourageant leur favori. Quel meilleur environnement qu’un combat clandestin mortel ? Tu connais presque chaque charogne pourrie présente - ce sera facile de faire valoir tes droits.

Un homme tatoué et borgne s’avance à vous - et tandis que tu glisses dans ses poches le paiement requit, tu souffles d’indicibles paroles à son oreille. Il sourit, hoche la tête et, lorsque le combat en court se termine - par l’égorgement d’un des participants - il déclame haut et fort : « Un deux contre un ! »

Des voix enthousiastes s’élèvent. Le borgne poursuit, l’oeil porté sur Jude qu’il comprend être étranger aux lieux. « Trois règles : 1. Tu ne gagnes pas si tu ne tues pas. 2. Si tu tentes de t’enfuir, on te tue. 3. Pas d’armes à feu autorisées. »

Toi, tu jubiles.

Ceux qui se font appeler les Geôliers - à savoir ceux veillant à ce que les trois règles ne soient pas bafouées - vous poussent jusqu’au milieu avant de vous fournir à chacun un couteau. Sous vos pieds suintent les sangs des précédents joueurs. Un homme à l’allure robuste s’avance, le rictus fier. Il sera votre adversaire.

« Un jour tu me remercieras. » - murmures-tu sous ses mèches blondes non sans un sourire dément - « Si tu survis à l’heure qui suit. »

Un jour, oui, tu l’auras tant et si bien marqué - chair, âme et coeur, qu’il lui sera impossible, même sous couvert d’un mensonge, de dire « Non. » si tu lui posais la question « Est-ce que tu serais triste si je te quittais ? ».

Un premier coup part - puis deux, puis une salve.
Le combat est engagé.


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BLACK BOTTLES . STADE I.
MessageSujet: Re: le rp gay   Sam 24 Mar - 21:44


musique - Lorsque tu te retrouves en plein milieu d’une arène pour un combat à mort, tu regardes Aedan et tu ris. Tu ris mais tu ne sais pas si c’est nerveusement ou si tu perds définitivement les pédales - il a le don de rendre les choses toujours pire. Et le type en face n’a pas l’air commode tandis que toi, tu te sais grand et très sec - comme tu sais que tu as toujours été le plus mauvais en sport jusqu’à la fin de tes études. C’est une des raisons pour lesquelles la médecine te semblait être une bonne alternative : un moyen pour guérir les blessures que tu te ferais (et celle des autres en second temps, tu as dû mal à te souvenir si tes intentions étaient altruistes ou non à l’époque).

Tu te mords la lèvre, réfléchis déjà à une solution, mais à part te battre, rien ne te vient à l’esprit. Merde. Tu aurais dû aller à la salle comme tous les autres mecs beaufs.
Tu es sûr qu’Aedan est un beauf. Et qu’il va à la salle.

Les premiers coups lancent le début de la fin. Tu brandis ton poing vers ton assaillant qui t’envoie valser aussitôt vers l’arrière avec un coup dans la mâchoire. Arghhh. Tu es projeté plus loin, glisses sur le sang au sol mais te fais rattraper par les types autour de vous et automatiquement relancé au milieu de la scène sans même avoir eu le temps de reprendre tes esprits. Tu te mets en position alerte et fais le tour du gars comme un charognard dans l’attente du bon moment. Ce dernier reste sur ses gardes.

« J’te hais. » Dis-tu avant de hurler : « J’TE HAIS AEDAN DE MES COUILLES. »

PUIS TU TE LANCES SUR LE MEC DE TOUTE FACON TU ES IMMORTEL ALORS #MEMEPASPEUR #ILAUNCOUTEAUMAISPG

Ce qu’il se passe après ton élan de bravoure, c’est simple :

Un bon coup de genou entre les côtes qui te met à terre en te coupant la respiration de longues secondes. Tu as du sang partout sur le visage, ce connard en a profité pour t’écorcher les joues avec son couteau et t’as rien eu le temps de capter.

Quand tu reprends légèrement conscience, des images lointaines de Star Wars te reviennent - alors ni une, ni deux, tu lui choppes ses jambes et le fait glisser à plat ventre.

« BOUGE TON CUL ROUQUIN. »



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CRAZY DOGS ; STADE V.
MessageSujet: Re: le rp gay   Dim 25 Mar - 1:28



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Tu ne sais pas si c’est le voir hurler et se battre à bras le corps ou si c’est ta propre excitation accouplée à la fièvre animale et l’odeur du sang qui te plaît tant. N’en reste que tu ne lésines pas sur les coups - fracturant une côte, brisant des doigts, entaillant une cheville.

Les conséquences sont moindres de ton côté - des entailles sur le torse, ton haut en miettes, la lèvre inférieure ouverte - une épaule démise, remise. Au point où tu en es, la douleur est un détail.

La foule hurle - les délires sont exacerbés - tu es trempé de sueur, un sourire endiablé fend de long en large ton visage. Il t’offre l’occasion de porter le coup de grâce - rusé petit agneau qu’il est de l’avoir privé de ses jambes. Tu ne te fais pas prier - ta lame scinde son crâne en deux dans une violence inouïe, projetant de ça et là des jets d’hémoglobines tantôt purs, tantôt dégueulants de chairs.

« DUO GAGNANT ! » - le borgne s’exulte - vous encercle, ne vous laissant pas le temps de reprendre convenablement votre souffle. Le cadavre a autant d’intérêt aux yeux des spectateurs qu’une mouche - vous venez de les éblouir. Un carnage aussi infernal ne peut que vous promettre des titres royaux pour le restant de la nuit.

Tu sens des flatteries te tapoter le dos, des félicitations vous noyer sans une seconde de répit - puis le borgne vous colle à chacun un entonnoir dans le gosier, y déverse une mixture de son cru - ô combien connue ici. « À LA SANTÉ DES VAINQUEURS ! » Un rhum non filtré agrémenté de poudre de méthamphétamine - en résumé, un allé simple pour quatre heures de totale euphorie.

Croyez-le ou non mais la dite mixture vaut de l’or sur le marché noir - chez Gigs, c’est la récompense ultime.
Non seulement elle rend euphorique mais elle augmente l’adrénaline, le débit de paroles, accroit les sens et délit les langues.

D’ici une demie-heure à peine, ces effets vous prendront les tripes avec vivacité.

Le sol disparaît soudain - vous voilà transportés comme des poupées de chiffons jusqu’à la salle officiant de bar. impossible de fuir - là vient la partie ennuyante. Vous ne pouvez y couper : il va falloir boire quelques verres en compagnie de vos fans.

Un gros balèze en face de toi, un gros balèze à ta droite - tu déglutis - le rire forcé. Tu regardes Jude à qui on vient d’offrir une pinte de bière - ah, non, de vodka. « T’as pas finis de me haïr ce soir Jude. » - tu murmures à son oreille, moqueur - « Crois-moi, cette nuit, tu ne l’oublieras pas. » - l’une de ses cuisses contre l’une des tiennes, la proximité de sa peau - « C’est déjà notre deuxième ensemble. » - ta crevante envie de l’embrasser qui revient...

...Mais non : le borgne t’attrape par une franche accolade et te colle une bouteille sous le nez tandis qu'un biker l'air pas commode pose sa poigne sur la tignasse blonde. « Dis donc gamin ! T'as des couilles de béton ! Alors, qu'es' tu fiches là ? On t'a jamais vu. C'est quoi ton p'tit nom ? »

- et ça braille, et ça parle fort, et ça boit, et ça rit.


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BLACK BOTTLES . STADE I.
MessageSujet: Re: le rp gay   Lun 26 Mar - 17:26


Vous voilà en tant qu'invités de choix, des grands pour ce soir, des dieux à acclamer, des rois devant lesquels s'agenouiller. Tu ne t'es jamais retrouvé à une telle place, te contentant de ta misérable condition de parasite qui se terre dans un coin de la pièce, peu importe le lieu et le contexte. Te voilà aujourd'hui au beau milieu de l'attention, accompagné d'un mauvais partenaire qui se nourri de chacune de tes angoisses. Tu n'as même pas le temps de voir l'alcool arriver sous ton nez et finir dans le fond de ton gosier - tu peux simplement tenter de supporter le goût infâme d'un rhum et d'un mélange douteux de drogues. Tu grimaces, avales péniblement, tandis que l'on vous traîne à une table.

La vérité, c'est que tu voudrais pouvoir vomir tout de suite - tu n'as jamais consommé de drogue et tu ne souhaitais pas le faire (peut-être par déformation professionnelle, ou par dégoût d'avoir ramassé bien trop de camés à l'hôpital dans lequel tu travaillais). Pendant ce temps, le rouquin se penche vers toi, se moque de toi, se joue de toi. Ce ne serait pas Aedan s'il ne le faisait pas.
La seconde suivant, des grosses mains viennent se perdre dans tes cheveux et, sauvagement, mettre en l'air ta coiffure. Un gaillard à la voix rauque portant un perfecto et un bandana sur son crâne chauve, le parfait cliché du biker américain, commence à faire la conversation. En hésitant un instant, tu réponds mollement :

« Jude... »

Visiblement peu satisfait par ton manque d'entrain, il te donne une grand claque dans le dos qui te coupe la respiration quelques courts instants. Tu poses tes mains sur ta poitrine déjà pas mal endolori tandis que le type braille dans tes oreilles.

« Bah alors !! Mes potes avaient parié que t'étais une gonzesse, genre tu sais une lesbienne... MAIS T'ES BIEN UN MEC JE LE SAVAIS !!! AHAHAHA. »

Il s'étouffe à demi dans son rire gras et tu roules des yeux.

« J'leur ai sorti : si c'était une meuf avec Kab', elle serait certainement pas lesbienne, il aurait pas pu la baiser sinon ! »

Et toute la salle rigole.
Pas toi.

Le souvenir acre de cette nana au crâne ouvert sur la plage refait surface.

Les effets de la drogue mêlée au rhum commence doucement à faire effet, tu peines à te concentrer sur la réalité et tu redoutes le moment où tu ne seras plus maître de toi-même. Tu regardes autour de toi, mais tu ne parviens pas à trouver un moyen de t'en aller - tu es entouré de gros bras qui ne te laisseront pas filer d'ici si facilement. Alors quoi, profiter, devenir ivre, complètement perché, euphorique ? Profiter toute la nuit ?

Discrètement, tu glisses ta main sous la table, sur la cuisse de ton partenaire d'infortune, à la recherche de sa main. Lorsque tu la trouves, tu la serres un peu plus. Tu te penches vers lui pour murmurer.

« Je ne veux pas rester ici. Allons-nous en. »


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CRAZY DOGS ; STADE V.
MessageSujet: Re: le rp gay   Lun 26 Mar - 18:38



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Cela ne t’étonne pas qu’ils l’aient prit pour une fille - après tout ses traits sont fins, son corps est svelte. T’imagines qu’avec un peu de maquillage et une perruque, il tromperait même l’oeil le plus aiguisé. S’il avait réellement était une fille - tu l’aurais baisé, comme le biker aime à le laisser entendre ? Mh. Peut-être. Mh. Non. C’est bizarre - t’as la cervelle qui s’embourbe - c’est Jude l’homme que t’as envie d’embrasser ; putain pas besoin de le formuler - fais chier - t’as mal au ventre, t’as le tournis…

« Aaaaah ! Ça m’a rappelé mes combats, pas une seule fois j’en ai perdu un ! Vous avez fait sensas’ toi et ton ami mon p’tit gars ! » - le borgne, qui ne loupe pas une occasion de crâner - « Même s’il a la dégaine d’une pédale… - chuchote - C’pas une pédale au moins ? » - qui ne loupe pas une occasion de te taper sur les nerfs - « Non. Un pur queutard. » - tu déclares, aussi froid qu’agacé.

S’ils apprenaient pour son homosexualité - Jude serait écartelé à la minute.

Les effets de la mixture commencent lentement à se faire sentir - c’est sa main qui enlace discrètement la tienne qui te maintient un tantinet lucide - son murmure désespéré qui t’implore une fuite, une fuite que tu souhaites au moins autant que lui. Tu te lèves - mais le borgne vous empêche d’atteindre la sortie. « Les festivités n’sont pas finis ! »

Paroles illustrées la seconde suivante par l’entrée de plusieurs prostitués. La tablée braille, sifflent - des fesses sont claquées - des gloussements, des battement de cils - le borgne vous prend tous les deux par les épaules, vous collent dans les étreintes d’une brune vulgaire à la poitrine opulente et d’une rousse au visage de voiture volée. T’as les nerfs qui vont lâcher - et vous n’êtes pas au bout de votre peine.

Dans deux minutes, les sifflements et gloussements se transformeront en râles de plaisir et simulations d’orgasme. Le bar sera un baisodrome géant. « Matez-moi ces petites chiennes, veinards ! » - clin d’oeil du biker à la vue de vos deux « cadeaux » ondulant sur vous comme ondulent les serpents. Tes nerfs qui vont lâcher, vraiment lâcher. La brune, Jena - réputée pour être une fieffée salope - s’attèle à défaire la braguette de Jude - elle le suce.

Tes nerfs qui lâchent.

Peut-être est-ce dû à la mixture mais ta vivacité de mouvements n’aura jamais été aussi efficace. Tu chopes l’un de ses bras et l’entraînes à ta suite - vous filez - non, vous courez - t’entends vos fans crier vos noms, vociférer des menaces - l’air frais vous gifle. Une soudaine sensation de liberté et de soulagement t’envahie - l’euphorie peut éclater sauvagement et tandis que vos pas claquent le bitume, tu ris - un rire franc, un rire sonore.

« J’ai plus de souffle. » - tu t’écroules dos au mur d’un recoin à l’abris des regards de l’allée du marché ; tu le tires à toi et l’enlaces - ton nez se perd dans ses cheveux, tes doigts se fondent dans son dos - « Je suis désolé. Je regrette la tournure des évènements. » - et tes iris qui éclatent ; le fourmillement qui bat tes veines ; ton incapacité à raisonner consciemment.

Quatre heures. Vous allez devoir affronter quatre heures d’allégresse, de gaité, d’hyperactivité - quatre heures sans contrôle sur vos paroles et vos pensées. Quatre heures, c’est très long.
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BLACK BOTTLES . STADE I.
MessageSujet: Re: le rp gay   Lun 26 Mar - 19:06


Quand tu vois ces filles tout droit sorties de films porno, tu paniques pour la suite - toute cette pièce respire l'hétérosexualité, et pire encore : l'homophobie. Tu ouvres grands les yeux, tes pupilles se dilatent, tu ignores s'il s'agit de la peur ou de l'euphorie - ou bien encore d'un mélange explosif. L'une d'entre elle se met à genoux, une brune, pas spécialement jolie dont tu remarques la démarcation de fond de teint - tu remarques à peine que son menton disparaît presque dans sa poitrine vu d'ici. Elle ne perd pas de temps à s'attaquer à un rituel peu religieux, c'est forcé, faux, et sans saveur. Tu grimaces mais tu n'as ni la force ni la conscience de la repousser - si bien que c'est, fort étrangement, Aedan qui te sort de ce pétrin.

Au dehors, l'air frais est comme une renaissance. Vous vous retrouvez quelques rues plus loin entre l'usine et le vieux bâtiment auquel tu jures de ne plus jamais remettre les pieds.

Il te tire vers lui et t'enlaces - mais ce qui te surprend réellement le plus, ce sont ses excuses. Elles sont réelles, sans légèreté, et tu avoues y croire pour la première fois.

« Attends j'ai encore le matos dehors... »

Tu pouffes de rire comme un adolescent de quatorze ans avant de remettre ton boxer et ton jean correctement, fermes ta braguette et ajoutes :

« Franchement elle a dû se remettre en question, j'ai pas bandé une seule seconde. Alors que tu me fais un câlin et je suis tout feu tout flamme. »

Ta langue va plus vite que tes pensées. Pourtant, tu te permets de rigoler encore un peu plus, hilare. Tu remarques à peine que ta langue se délie et que tu te laisses tomber dans les bras de la drogue. Tu as encore conscience de toi mais ton corps ne suit plus. Il parle à ta place. Fait tout à ta place.

« Pour la photo, » retour au sujet qui fâche, « je voulais te mettre en colère. » Non. « Jaloux. » Voilà. « Même si je ne comprends pas pourquoi tu l'es. Pas exactement. »  

À la rencontre de son visage, ton nez se loge au creux de ses lèvres, tes cils battent contre les siens.

« Tu attends quoi ? »

Pour m'embrasser.


masquerade
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CRAZY DOGS ; STADE V.
MessageSujet: Re: le rp gay   Lun 26 Mar - 20:37



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Tu espères, non, tu pries pour que ce qu’il t'avoue - sans faux-semblant, merci la mixture - ne quitte jamais les limbes de ta mémoire. C’est presque trop beau, trop irréel. D’ordinaire si froid, si moqueur, si provocant - pourquoi t’as pas de caméra ? Tu ris. T’es pas mieux - oh non.

T’attends quoi ? T’attends pas, oui ! Tu l’embrasses - t’en avais tellement envie, tellement besoin - c’est chaud, fougueux - un goût de paradis et de fer - tu ne te gênes pas pour le priver de souffle, pour vampiriser sa langue. Tes mains glissent du creux de ses reins jusqu’à ses fesses et par un habile mouvement, tu inverses vos positions - à lui d’être contre le mur.

« Tu es le seul par qui je veux être touché. » - tu déclares, la respiration extatique - « Alors je veux être le seul pour toi aussi. » - ta bouche reprend son ouvrage avec un sourire facétieux - s’arrête pour mieux conquérir son cou - « Je suis jaloux et serais jaloux de tout ceux qui te touchent et te toucheront. » - son parfum t’enivre, t’enlise, t’électrise.

C’est avec une faim fiévreuse que tes doigts défont ce qu’il venait tout juste de réarranger - son boxer - tu t’agenouilles, lèves des yeux obscènes à son égard - « Si tu es tout feu tout flamme pour juste un câlin… Je me demande, et maintenant ? » - ta frustration toute entière de t’être retenu si longtemps de ce désir s’en va lorsque tes lèvres happent son sexe.

Cela vaut bien toutes les flatteries du monde de songer à l’effet que tu lui fais et l’effet qu’elle ne lui a pas fait.

Joueur - toujours - tu n’es d’abord que langueur, effleurement - sur le rose de son extrémité, sur les contours de ses veines - histoire que son excitation soit aussi pénible que jouissive ; ensuite, et parce que ta propre patience a ses limites, tu le dévores entre vas et viens tantôt profonds, tantôt rapides. Ta gorge peine à libérer autre chose que des soupirs de plaisir rauques et tièdes.

C’est déconcertant - tu n’as jamais eu autant envie de quelqu’un - tu n’as jamais bandé aussi dur - un effet de la drogue ? Mh.

Joueur - toujours - et tricheur. Avant qu’il ne gagne l’extase tu t’arrêtes - non sans un sourire cette-fois ci plus insolent que facétieux - le rhabilles avec une minutie exagérée puis remontes jusqu’à l’orée de sa nuque pour t’y laisser choir une minute. « Je veux te manger. Mais je me sens sale. » … Ton poitrail a du mal à gérer son air - à l’égal de ton esprit qui, visiblement, hésite entre le charnel et l’euphorie.

Pourquoi pas les deux ?

Putain… Tu sais pas quoi faire ni quoi penser - et, difficile de te l’avouer mais, t’as un peu peur.

Douche froide dans 3, 2, 1 …

« MAIS QUI VOILÀ ! » - sérieux… - « Kab, t’en pince pour une pédale ? J’y crois pas ! » - sérieuuuuuux… - « Une putain de pédale ! » - pourquoi fallait qu’il vous suive ce connard d’enculé de fils de pute de borgne - en plus, tu bandes encore : mentir ne servirait à rien. « Ouais. Surprise. C’est mon mec. » - tu mens là ou ? non, si, non, c’est le cas ? tu le souhaites alors ? ah, non, si, non - drogue à la con - « Ça mérite une castration ! » - il s'esclaffe, mauvais comme la peste - toi tu t'esclaffes aussi mais parce que tes muscles ne répondent plus d’eux-même - du coup ça donne une scène super bizarre.

Bon. Jude. À toi de gérer ce coup-là.
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BLACK BOTTLES . STADE I.
MessageSujet: Re: le rp gay   Lun 26 Mar - 21:31


musique - Le problème, Aedan, c'est que je ne serai jamais à toi.
Tu pourras être jaloux, et détruire ceux qui me touchent et m'embrassent, jamais je n'appartiendrai à ces mains ni à ces yeux. Je ne suis pas qu'un électron libre. Je n'ai jamais été sous l'influence de tes liens - jamais. Et quand bien même tu me conteras les histoires perverses de ton passé, quand bien même tu trouveras des excuses derrière tes vices et tes gestes, quand bien même tu me donneras une bonne raison de t'aimer, je ne serais jamais à toi.

Je crois que dans le fond, je ne te crois pas.

Je ne te crois pas car hier encore, tu m'enfermais dans une pièce pendant les dernières secondes de ma vie. Tu m'enfermais et tu me disais de faire des choses horribles - des choses que j'ai dites, alors oui, je sais qu'elles sont horribles. J'ai souvent fait face à mon reflet dans le miroir en me demandant pourquoi et la seule image que je me renvoyais était une chose dégoûtante, repoussante. L'obscénité c'est un parasite, il y a Moi et puis il a Lui. Mais Moi ne gagne jamais, depuis longtemps. Moi a beaucoup essayé de s'en sortir, de se convaincre qu'il pourrait être bien mais Lui a toujours été plus nourri par les peines et les silences accumulés, sans compter les bleus et les remords.
Mais, vois-tu, Aedan, Moi il croit encore au vrai amour. L'amour fleur bleue et délicat.

Alors comment pourrais-je aimer un monstre comme toi, victime et auteur de ses délits ?

Dis-moi,
comment ?

**

Il se perd entre tes jambes et tu ne peux plus rien faire. Ta tête se balance contre le mur et tes doigts se perdent dans ses mèches. Tu fermes les yeux et il n'y a pas à dire - cela vaut bien plus que le savoir-faire de mille actrices porno. Aedan te frustre une fois de plus, te coupe dans ton euphorie charnelle pour se laisser mourir dans le creux de ton cou. Au moment où tes bras s'apprêtent à l'enlacer, une voix familière surgit à nouveau quelques mètres plus loin - le borgne et ses remarques homophobes. C'est mon mec.
Tu le fixes.

Plus trop sûr du vrai et du faux.

Tout le monde s'esclaffe et tu as l'impression d'être le seul à ne pas être totalement sous le joug de l'alcool.
Très bien, tu es le seul qui va pouvoir gérer cette situation. Tu pousses Aedan sur le côté et t'approches du grand type, déterminé, le poing serré. Tu as ce visage plus que sérieux, sourcils froncés.
En vérité, tu es surpris d'être capable de tenir debout sans tanguer ou te tordre la cheville.

Tu poses ta main sur son épaule et tends l'autre.

« Quoi, on est tenté par une expérience à trois ? J'te préviens mon grand gaillard, c'est pas gratuit pour avoir ce cul. »

Il te casse la gueule aussitôt.

Mais t'as même pas le temps de dire ouf qu'il t'attrape par le visage, la poigne devant ta bouche - ce mec est con. Tu plantes tes crocs aussi fort que possible dans sa main et lui arraches deux doigts avec les dents. Tu as du sang partout sur le visage. Tu craches les phalanges au sol et t'essuies la bouche du revers de la main. Il pisse le sang et hurle.

« Dégage, va appeler tes potes pour te venger, ou je ne sais quoi. Mais fais vite, sinon c'est ta queue qui y passe. »

Le borgne se redresse, très en colère, il n'a même pas la force de hurler mais une chose est sûre : il ne va pas s'arrêter là. Et tandis qu'il s'apprête sans nul doute à t'en foutre une autre, tu le regardes droit dans les yeux - tu lui fais comprendre que tu es sérieux rien que de cette façon. Et surtout, que tu n'es pas un petit humain inoffensif. Plus maintenant.

Il s'en va.

Tu lâches un soupir de soulagement et commences à rire - il n'y a rien de drôle.

En te retournant vers Aedan, tu brailles :

« Et toi là... » Tu fais un pas vers lui. « Ton copain ? T'as cru que j'étais ton mec ? » Tu as un fou-rire, il y a encore du sang qui coule entre tes dents. « Jamais de la vie. Et c'est pas en me suçant que ça me fera changer d'avis ! »

Tu t'approches à nouveau, tout près. Tu reprends, plus bas :

« Si c'était le cas on devrait s'aimer sincèrement. Parce que c'est comme ça que ça marche. » Murmure. « Comment on fait, puisque je te hais, hm ? » Qui parle : la drogue ou toi ? « Je ne comprends juste pas... »

Tes doigts se perdent sur sa joue, y laissent une trace rougeâtre. Ton front se cogne doucement contre le sien.

« ... pourquoi je suis toujours à ta merci. Ni pourquoi ça me plait. »

**


Quand on m'a demandé pourquoi j'ai voulu être infirmier, j'ai répondu :
J'aime les gens. J'aime la vie. C'est donc une évidence.
Qu'est-ce qu'il s'est passé, après ?


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CRAZY DOGS ; STADE V.
MessageSujet: Re: le rp gay   Lun 26 Mar - 22:24



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Tu es à peine conscient de ce qui se passe à tes côtés - les effusions de sang, encore, toujours, trop familières ; les râles, les cris et les menaces - trop engoncé dans ta perte de sens et sa facilité. Facilité oui. Tu t’allonges au sol, les bras écartés, l’air hilare - facilité, facilité - si facile d’être vide - le vide, tu aimes tellement le vide, le vide, le vide -  facilité, facilité - je veux mourir.

Son front contre le sien et ses mots durs, ses mots tendres - les questions que tu fais germer, toujours plus nombreuses, toujours plus ambiguës. « Mais Jude, mon chéri, c’est ta haine que je veux depuis le début. » - tu l’emprisonnes entre tes bras, et rit, rit plus encore de ce rire vide, de ce vide que tu adores - facilité - « Je ne veux pas que tu m’aimes. Si tu m’aimais, je devrais te tuer. »

Moi j’ai le droit de tomber amoureux - aimer fait mal, n’est-ce pas ? Avoir mal est ce que tu souhaites, n’est-ce pas ?

Le froid du sol t’arrache des frissons - sa chaleur quant à elle réveille ceux, plus voraces, qui te saisissaient quelques minutes plus tôt. Tu roules sur le côté puis l’écrases sous ton poids - « Tu n’as pas besoin de comprendre. » - murmure que tu déposes sur ses lèvres ; si rouges, si douces, tu les embrasses - un baiser passionné, langoureux.

Tomber amoureux ? Tu n’as jamais cru à l’amour - tu n’as jamais connu l’amour. Non. Tout ceci n’est que le fruit de tes vices et désirs malsains - tu n’es pas capable d’aimer. « Tu n’as pas de coeur. » - Georges, dévoué et tant estimé père - toujours à l’affût de ta mémoire pour un rappel amer de ce qu’il a fait de toi.

Mais Georges est meilleur menteur que tu ne l’as jamais été.

« Si farouche… » - tu souffles à la lisière de ses tempes - « Est-ce que tu crois au Prince Charmant ? » - la moquerie à peine dissimulée ; tes mains qui le dévêtissent de son haut - qui dessinent d’étranges formes sur sa peau - qui détourent le tracé de ses côtes, la ligne de son ventre - « Va t-il faire battre ton coeur en t’emmenant vers un horizon de fleurs sur son beau cheval blanc ? »

Fier et droit, ton ombre l’habille - là, assis, tu t’entoures de ses jambes, presses ton bassin contre le relief intime de son pantalon - « Dis-moi tout mon agneau, à quoi resemble ton homme idéal ? » - tu demandes sous couvert d’un sourire mielleux tandis que pour la seconde fois, tu défais sa braguette. Tes doigts termineront ce que ta bouche aura égoïstement abandonné.

Plus vicieux, plus dangereux - entre tes paumes son sexe s’abandonne - entre ton pouce et ton index son gland s’étouffe - lancinante affliction. Il n’y a pas de mot pour décrire l’excitation que cela te procure de l’avoir à ta merci - massages tantôt lancinants tantôt abruptes - tu ne cesses de le masturber que lorsqu’il jouit.

À ta merci.

Ces mots qui s’imbriquent plus consciemment au noir de ton esprit. « Tu te sens vivant avec moi. » - à mi-voix pour ta propre et seule écoute. Vivant. Vivre. Vie. - un meurtrier, un monstre … qui insuffle la vie. Ironie.

En attendant - tu bandes toujours ; et les effets de la drogue ne s’amenuisent pas, bien au contraire.
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le rp gay
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